Lundi 23 mars 2009
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Cet après midi, je rangeais l'espèce de montagne de paperasses sous laquelle se trouve mon
bureau.
Dans le tas de trucs à trier, il y avait le programme mensuel des bibliothèques de Toulouse, fascicule d'une
vingtaine de pages publié tous les mois, et qui donne l'agenda des manifestations culturelles dans les bibliothèques et à la médiathèque. Avant de le jeter, je regarde s'il reste des évènements
qui m'intéressent au mois de mars.
Parmi ces évènements, il y a une rétrospective sur "50 ans de cinéma cubain", avec plusieurs projections de films
tout au long du mois.
Au début de la liste, cette mention me fait (symboliquement) tomber de ma chaise :
"Pour des raisons de droit d'auteur, nous ne sommes pas en mesure de fournir les titres des films projetés.
Veuillez vous reporter au programme affiché à la médiathèque.
Merci de votre compréhension.
Les films pour lesquels nous avons les droits de
publicité sont cités ci-après."
(suit donc une maigre liste de... 5 films)
Je rêve où on marche sur la tête, là ?
Je veux bien qu'on protège les œuvres cinématographiques, je veux bien qu'un certain snobisme considère que la
publicité, c'est le Mal, et que la culture, ça doit se mériter (en fait non, je ne veux pas mais c'est pas grave), mais là je crois qu'on est au summum du ridicule : refuser de diffuser des
titres de film dans une brochure destinée à informer d'éventuels spectateurs du programme d'un festival, je trouve que c'est vraiment du foutage de gueule.
Je serais curieuse de savoir quelle est la raison officielle de cette non-publicité. Pourquoi certains titres sont
autorisés, et d'autres non. Mais en tous cas non, je ne me déplacerai pas à la Médiathèque pour consulter le programme, et je n'irai pas plaindre les cinéastes qui pleurent sur leur misère etc, à
partir du moment où ils sont visiblement assez bêtes pour s'arquebouter à ce point sur leurs droits.
Par Serein
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Publié dans : Coup de gueule
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